Comme en chaque début d’année scolaire, il est temps de faire un point sur les promotions de carrière de l’année écoulée en partant du bilan (toujours trop maigre) que le Rectorat doit fournir aux représentants des personnels.
Accélérations de carrière
On parle là des avancements bonifiés vers les 7e et 9e échelon de la classe normale. Peu d’informations sont disponibles... La seule assurance est celle du respect que la proportion des promus respecte la part des femmes dans le corps concerné ; ce qui est déjà le cas depuis de nombreuses années.
Néanmoins, il reste là un point obscur... quels sont les critères de départage des collègues en cas d’un nombre d’avis excellent supérieur aux quotas de promotion ? Le SNES et la FSU continuent le combat pour une transparence totale des opérations lors de chaque instance.
Hors-classe
Sur le plan statistique, on peut dire que 23% des promouvables sont promus, ce qui est conforme aux quotas ministériels. Ce taux, grâce aux revendications historiques du SNES-FSU, a progressé lors des dernières campagnes et permet donc une promotion plus rapidement dans la carrière.
Attardons-nous maintenant sur LE GRAND SECRET : la barre de promotion ! Le Rectorat refuse toujours obstinément de l’afficher, malgré les demandes de toutes les organisations syndicales. Mais en regardant le profil des promus, nous pouvons faire les estimations suivantes :
| Corps | Barème du dernier promus | Barème assurant la promotion |
|---|---|---|
| Certifiés, PLP | 155 | 165 |
| Agrégés, PEPS, CPE, PsyEN | 165 | 175 |
Classe Exceptionnelle
Pour obtenir ce dernier « graal » de la carrière, les conditions d’accès sont plus claires depuis 2 ans. Mais point d’espoir en dehors d’un double avis « très favorable » de la part du chef d’établissement et de l’IPR. Le blocage pour nombre de collègues est donc toujours présent. Le SNES-FSU réclame avec obstination la mise en place d’un barème clair et incorporant l’ancienneté de service, ceci pour que le maximum de collègues puisse partir en retraite avec la meilleure pension possible. Vu la faiblesse de l’évolution de nos rémunérations, la classe exceptionnelle ne doit pas rester un privilège pour quelques-uns ! D’autant que cette promotion intervient tard dans la carrière et que le risque de la « louper » n’est pas nul. Pour les PLP, on constate même un âge moyen des promus inférieur à celui des promouvables, ce qui implique que nombre de collègues en fin de carrière sont laissés au bord du chemin...
Néanmoins, étude documentée à l’appui, les interventions du SNES et de la FSU semble commencer à porter des fruits. La part des HC 7em échelon dans les promus progresse ! Elle est par exemple multipliée par 2 pour les certifiés. Nous avons obtenu du Rectorat l’envoi d’une circulaire aux évaluateurs leur rappelant l’importance de l’attention portée aux fins de carrières. Trop de collègues « méritants » partent encore en retraite sans la classe exceptionnelle. La lutte continue, n’en doutez pas !
| Corps | Age moyen des promouvables | Age moyen des promus |
|---|---|---|
| Agrégés | 57 | 57 |
| Certifiés | 56 | 56,5 |
| PEPS | 54 | 56 |
| PLP | 57 | 56 |
| CPE | 56 | 59 |
| PsyEN | 57 | 57 |
Pour plus d’informations ou pour un suivi de votre cas personnel (perspectives, préparation du RDV de carrière, observations sur les rapports, contestations d’avis Recteur), les militants du SNES-FSU Strasbourg restent à votre disposition.
