Du 29 avril au 1er mai, le SNES académique a mené une enquête auprès de ses adhérents sur les conditions de la reprise dans les collèges et lycées. 104 réponses nous sont remontées, représentant 22 lycées et 29 collèges1.

Dans les collèges, à l’exception de 5 établissements, aucune mesure supplémentaire n’avait été annoncée aux collègues. Dans les 5 établissements ayant mis en place de nouvelles mesures, il s’agit soit d’améliorer l’aération des salles (un collège), soit d’installer des tables en extérieur (un collège). Les autres mesures concernent l’EPS (cours en extérieur, suspension de l’UNSS dans deux collèges) ou l’organisation des repas pour les personnels (deux collèges). Le protocole n’a vraiment été renforcé que dans un collège, en particulier sur la limitation du brassage avec suspension de l’UNSS, de la chorale, de devoirs faits, réorganisation des permanences, annulation de certaines inclusions…. Enfin, l’achat de capteurs de CO2 est envisagé dans un collège.
Sinon, la distribution d’autotests était annoncée dans 10 collèges et des campagnes de tests salivaires dans 4 mais seuls les collègues d’un collège du Haut-Rhin avaient des informations précises sur l’organisation de ces tests (date, lieu, encadrement…).

Dans les lycées, la reprise est marquée par le passage à la demi-jauge. Mais comme à l’automne, faute d’un cadrage national, la mise en œuvre varie d’un lycée à l’autre. Ainsi, dans au moins 4 lycées, les classes post-bacs (BTS et CPGE) n’étaient a priori pas concernées. Dans au moins deux autres, les terminales seront présentes à 100% dans l’établissement. Dans deux autres, ce sont 2 niveaux sur 3 qui sont présents chaque semaine. Enfin, si dans la plupart des lycées qui ont répondu (13), la demi-jauge est décidée au niveau de la classe (à l’exclusion des groupes de spécialité dans un lycée), dans 5 autres, la demi-jauge est appréciée au niveau de l’établissement et les élèves restent donc en classe entière. Nous constatons la même diversité concernant l’alternance où plusieurs configurations apparaissent : présence par demi-journée, un jour sur deux, trois ou quatre jours sur 6, une semaine sur deux, deux semaines sur quatre). Ces organisations différentes, au nom de « l’autonomie des établissements », sont surtout un facteur d’inégalités entre lycéens.
Concernant les autotests, ils n’étaient annoncés que dans 3 lycées avec, dans l’un d’eux, un appel aux enseignants volontaires pour aider à leur mise en œuvre mais sans information précise sur la nature de « l’aide ». Ce qui montre une fois de plus l’écart entre la communication du ministère et la réalité du terrain.

Sinon les organisations syndicales étaient réunies en visioconférence avec le Rectorat vendredi 30/04 pour échanger sur la situation sanitaire :
- Installation de détecteurs de CO2 et purificateurs d’air

 : le Rectorat va se rapprocher des présidents des collectivités territoriales. La FSU a rappelé ses demandes d’une réflexion plus générale sur le bâti scolaire et d’abord pour les nouveaux collèges qui devraient être construits.
- Fermeture des classes en cas de Covid positif : nous avons posé la question des groupes de spécialité, langues, options… Mme la Rectrice renvoie à la FAQ du ministère qui n’évoque que la classe et explique que la décision est prise par l’IA-DASEN en lien avec l’ARS qui se charge aussi du contact-tracing.
- Examens : Nous avons évoqué le problème de l’inégalité entre élèves du fait d’une application différente du protocole dans les lycées, et d’abord pour les BTS dont les examens vont débuter. Toujours aucun aménagement de prévu mais la situation de cette année scolaire sera prise en compte lors des réunions d’harmonisation et des consignes de bienveillance seront données aux correcteurs. Si un élève est positif ou cas contact avant un examen, il pourra passer à la session de rattrapage.
- Autotests  : Les autotests devraient être livrés la semaine prochaine pour les personnels et à partir du 10 mai pour les élèves de plus de 15 ans. Pas d’informations précises sur l’organisation de campagnes de tests salivaires dans les collèges.

1. Certaines modifications dans la mise en oeuvre du protocole dans les établissements ont pu intervenir ou être communiquées aux personnels après la fermeture de l’enquête.