Un collègue enseignant contractuel nous a récemment alertés sur sa situation, malheureusement révélatrice de pratiques que le SNES-FSU a déjà dénoncées.
Depuis six mois, ce collègue assurait le remplacement d’un enseignant absent pour raison de santé. Comme c’est trop souvent le cas, son contrat a été prolongé par une succession d’avenants, au gré des renouvellements d’arrêt maladie, maintenant ainsi une continuité pédagogique indispensable pour les élèves.
Mais à compter du 30 avril, son contrat n’a pas été renouvelé. Motif avancé : les classes concernées ne sont pas des classes à examen.
Cette décision est inacceptable à plusieurs titres.
D’abord, elle met en difficulté directe les élèves, privés d’enseignant en pleine année scolaire. La continuité pédagogique ne peut être une variable d’ajustement.
Ensuite, elle traduit une hiérarchisation des enseignements et des élèves que nous contestons fermement. Tous les élèves ont droit à un enseignement de qualité, quel que soit leur niveau et jusqu’à la fin de l’année scolaire.
Enfin, elle interroge sur la gestion des moyens humains dans l’académie. Les contraintes budgétaires justifient-elles désormais l’abandon de certains remplacements en cours d’année ?
Le SNES-FSU national avait déjà alerté sur des situations similaires en décembre 2024, puis à nouveau en 2025 dans d’autres académies. La répétition de ces décisions montre qu’il ne s’agit pas de cas isolés, mais bien d’un problème structurel.
Le SNES-FSU demande :
- le rétablissement immédiat de ce remplacement ;
- des explications claires sur les critères de non-renouvellement ;
- des garanties sur la continuité du service public d’éducation pour tous les élèves.
Nous continuerons à intervenir pour que les droits des personnels contractuels soient respectés et que les élèves ne soient pas les variables d’ajustement des politiques budgétaires.
