Au nom de la sécurité, cela fait deux fois que la police de la sûreté territoriale (ex RG), aux ordres du préfet, interdit ou déplace un rassemblement :
- le 21 juin, nous avons appelé à un rassemblement devant le Comité Académique de l’Education Nationale pour dénoncer la dégradation des conditions d’enseignement et de travail, enfin la liste est longue : parcoursup, bac, psyEN et orientation, classes surchargées...
Ce rassemblement a été interdit au prétexte que le 21 juin c’est la fête de la musique. Comme si un rassemblement devant Canopé (ex CRDP) à l’Esplanade pouvait avoir un impact sur la fête de la musique. A part peut-être qu’on nous joue du pipeau...
- le 4 juillet, les mêmes causes entraînant les mêmes effets, nous appelons à un rassemblement devant l’hôtel du préfet, où doit se tenir le Comité Départemental de l’Education Nationale ; cette fois-ci c’est le lieu qui ne convient pas, et le rassemblement doit se décaler devant l’Opéra, place Broglie.
Suite à l’appel de la sûreté territoriale, nous leur avons proposé l’an prochain de nous donner la liste des endroits et des dates où un rassemblement sera autorisé.
Attention, tout cela a l’air anodin, mais petit à petit le pouvoir macronien rogne les libertés publiques et s’attaque aux représentant.es des personnels (paritarisme), s’inspirant sans doute du modèle thatchérien. A nous d’être vigilants, et surtout actifs car ce sont les droits et les garanties de toutes et tous qui sont en jeu.