L’enquête menée sur la rentrée dans les CIO de l’académie fait apparaître une situation très dégradée. Les postes de PSY-EN vacants qui se cantonnaient jusqu’alors au Haut-Rhin et particulièrement aux secteurs de Mulhouse et Altkirch deviennent la norme et concernaient, en cette rentrée, 7 CIO sur 10. A cela s’ajoutent les manques au niveau des postes administratifs, incluant des temps partiels non compensés (dans 5 CIO).
Les conséquences sont de 3 ordres. D’une part, certains établissements ne sont plus couverts par une PSY-EN. C’est le cas notamment de 2 lycées et 4 collèges dans le secteur d’Altkirch. Rappelons que les PSY-EN suivent, dans notre académie, en moyenne 3 établissements et entre 1 000 et 2 500 élèves.
D’autre part, l’accès aux CIO se restreint puisque, faute de personnels, ces établissements – maillons essentiels du service public de l’orientation – doivent réduire leurs plages d’ouverture (7 CIO sur 9), en semaine mais aussi pendant les vacances scolaires.
Enfin, les personnels en poste doivent faire face à une surcharge de travail, qu’il s’agisse de secrétaires, de PSY-EN qui doivent, par exemple, prendre en charge les bilans d’élèves pour des établissements non couverts, de directeurs ou directrices de CIO dont les tâches administratives augmentent et qui doivent « bricoler » pour faire fonctionner leur service avec moins de moyens.
Cette situation montre le décalage entre la communication du ministère qui érige la santé mentale, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en priorités nationales et les moyens donnés aux personnels pour assurer ces missions. On ne peut pas faire plus, et surtout pas mieux, avec moins. La dégradation des conditions de travail, l’impossibilité pour les agents de bien faire leur travail, sont aussi des facteurs de souffrance au travail.
– Un plan pluriannuel de recrutement pour parvenir à un effectif maximal de 800 élèves par Psy-ÉN ,
– Une campagne de valorisation du corps pour relancer l’attractivité du métier et les fonctions de DCIO
