La plate-forme « Mon Bureau Numérique » a pris le relais d’ENTEA comme espace numérique de travail depuis le 1er septembre. Après un démarrage chaotique et des fonctionnalités non livrées, le SNES-FSU de Strasbourg a lancé une enquête auprès des collègues pour faire le point. Ce fût un succès avec près de 1000 réponses et la question de la satisfaction est sans appel : 75% de mécontents... On peut donc juger, sans grand risque, que le produit est moins opérationnel que le précédent. Parmi les fonctionnalités, celles qui rassemblent le plus de critiques sont sans surprise la messagerie et la saisie des notes et appréciations. On constate aussi que pour un quart des collègues, la possibilité de passer à un autre produit que MBN a été discutée dans l’établissement et que certains songent encore à le faire l’an prochain. C’est là que le bât blesse. MBN est un produit imposé par la Région et financé par de l’argent public ; choisir une autre application en complément constitue donc un double achat et un gâchis de moyens publics mais ampute également les fonds des établissements ! Pourquoi la Région, restant sourde à nos questions, impose-t-elle un produit acheté « sur plan » ? Pourquoi passer par une entreprise privée, alors qu’un besoin récurrent justifie la création d’un produit en interne ? Pourquoi les établissements paient-ils pour ces défaillances ? A ce jour, toutes les fonctionnalités promises par le cahier des charges au premier septembre ne semblent toujours pas livrées (40 sur 800 de l’aveu même des services du Rectorat) et pour celles qui le sont, elles ne répondent pas encore pleinement aux attentes. Lors du CAEN (Conseil Académique de l’Education Nationale, où siègent des représentants du Rectorat et de la Région) du 20 mai, l’administration elle-même reconnaît que les collègues demandent un produit dont l’usage serait pérenne.
Les SNES-FSU continuera à réclamer auprès de toutes les instances des produits fonctionnels et développés par les services publics.