8 octobre 2021

Agir

Evaluation des établissements : attention à l’effet boomerang !

De septembre 2020 à juillet 2025, l’ensemble des établissements scolaires du 2nd degré seront concernés par la démarche d’évaluation. Celle-ci découle de la loi dite « Pour une école de la confiance » de 2019. Si l’objectif affiché est celui de "l’amélioration du service public", le regard des collègues sur cette évaluation, après une première année où cette évaluation a concerné des établissements volontaires, est plutôt de faire entrer dans les pratiques des établissements des prescriptions ministérielles, alors que la question des moyens alloués à l’école est complément évacuée.

Le SNES-FSU fait le point sur cette démarche et propose des pistes d’actions collectives.

Le site du conseil d’évaluation de l’Ecole

https://www.education.gouv.fr/conseil-d-evaluation-de-l-ecole-305080

L’analyse du SNES-FSU

https://www.snes.edu/article/autoevaluation-des-etablissements-danger/

Bilan de l’an 1 de l’évaluation des établissements dans l’académie

Article du Strasbourg SNES, p.3 : https://strasbourg.snes.edu/Strasbourg-Snes-no147.html

Agir

  1. A l’annonce de la mise en place de l’évaluation : se réunir en HMIS pour présenter ce qu’est la démarche d’évaluation. N’hésitez pas à nous solliciter pour vous aider à la préparer ou vous accompagner ;
  2. Intervenir en CA pour dénoncer une évaluation déconnectée des besoins de l’établissement, demander dans quelles conditions va se dérouler cette évaluation : calendrier, caractère obligatoire ou non des réunions, communication des différents rapports... et éviter qu’elle n’entraine une surcharge de travail (par ex. en demandant que les réunions se tiennent sur des temps banalisés) ;
  3. Profiter des temps de réunion pour faire votre propre évaluation de l’établissement en prenant soin de faire le lien avec des politiques nationales et leurs conséquences (réformes du collège et des lycées, suppressions de postes, baisse des horaires disciplinaires, management...). Pensez à bien garder une trace des remontées des collègues, surtout si ces échanges se font dans le cadre de groupes thématiques ;
  4. Après communication des rapports (autoévaluation et évaluation externe), relever ce qui a été ajouté / enlevé par rapport aux remontées des collègues ;
  5. Rester vigilant sur toutes les « pistes d’amélioration » évoquées dans les rapports. Certaines sont lourdes de menaces pour nos statuts et nos métiers, comme des échanges de services 1er-2nd degré, le développement d’activités à distance (ex ; « e-devoirs faits »)... Il faut s’assurer qu’elles ne deviennent pas contraignantes, notamment par le biais du projet d’établissement alors qu’il est prévu que « les conclusions de l’évaluation d’un établissement ont vocation à devenir le projet de l’établissement pour les cinq années qui suivent, autour d’axes stratégiques et d’un plan d’actions et de formation. »1

1. Extrait du memento « 40 questions sur l’évaluation » (https://www.education.gouv.fr/conseil-d-evaluation-de-l-ecole-305080)