16 mai 2020

Actualités

Pas moins de cinq réunions du CHSCTA depuis le confinement pour… un monologue social !

La crise sanitaire a conduit le Ministère de l’Éducation à accorder plus de considération aux CHSCT. L’arrivée dans l’académie d’une nouvelle rectrice laissait espérer que le dialogue social reprenne, l’ancienne rectrice ayant systématiquement boycotté le CHSCTA en y déléguant le DRH alors que dans les autres académies cette instance est présidée par le recteur ou le secrétaire général. Dès le début du confinement Élisabeth Laporte a voulu réunir fréquemment le CHSCTA et l’a présidé. Quatre séances, en visioconférence, ont eu lieu de mars à début mai. Les élus FSU en CHSCTA ont beaucoup travaillé, pour un résultat médiocre : la rectrice n’a que très peu répondu à leurs interrogations qui étaient celles de la profession (voir la quarantaine de questions concrètes sur la reprise élaborées par la FSU et approuvées par l’UNSA et le SGEN qui y ont ajouté deux ou trois autres). La séance du 6 mai dernier a été, à cet égard, caricaturale. La rectrice ne savait pas ou ne voulait pas dire si les classes de CP reprendraient le 18 mai dans le nord de l’euro-métropole (comme l’avaient annoncé les élus et ce qui était contraire à ses recommandations), elle assurait que toutes les municipalités auraient les moyens de garantir la présence de personnels de nettoyage en continu dans toutes les écoles et se lançait dans des discours culpabilisants sur la nécessité absolue de reprise pour des enseignants qui, selon elle, avaient eu la chance de voir maintenir « l’intégralité de leur salaire et même les HSA »…
La FSU vous invite à lire l’additif qui comporte les 41 questions posées à la rectrice et qui lui avaient été préalablement envoyées.
Promesse a été faite par la rectrice et par le secrétaire général de répondre par écrit au CHSCTA « le soir-même » et « sur le site public de l’académie ». A ce jour, la Rectrice a répondu aux questions par un mail envoyé à la secrétaire du CHSCTA mais rien ne figure encore sur le site de l’académie.
Nous vous laissons juge de la précision des réponses.

Foire aux questions

 
 
 
 

Et un cinquième CHSCTA pour RIEN !

La rectrice réunissait le 13 mai le cinquième CHSCTA depuis le début de la crise sanitaire (que les collègues ne se méprennent pas ce n’est pas par égard pour la représentation syndicale mais bien parce que le ministre a donné des instructions en ce sens). Des profondeurs abyssales ont été atteintes dans le « non-dialogue social » ! Avec une heure de retard, prétextant dans un premier temps un « rendez-vous important avec le ministre », puis avouant en séance qu’elle avait en réalité pris ce temps pour répondre aux avis envoyés préalablement par les organisations syndicales, la rectrice a réitéré la même litanie de remarques sentencieuses (« nous avons le devoir de reprendre le travail » , « tout le protocole sera appliqué, pas plus, pas moins »), de propos blessants (« les enseignants ont quand même gardé l’intégralité de leur salaire et leurs HSA », « l’augmentation de la demande d’ASA est pour le moins surprenante ») déjà entendus le 6 mai, et d’esquives en tout genre.
Les membres de la FSU, offusqués par la façon dont la rectrice traitait les représentants du personnels, convoqués à 14h, puis apprenant à 14h20 que la séance était repoussée à 15h, avaient fait le choix de siéger sans intervenir, ce qui l’a beaucoup déstabilisée. La tactique qu’elle avait utilisée la fois précédente, à savoir, s’appuyer sur les organisations syndicales « réformistes » pour isoler la FSU, n’était plus opérante. Face à des interlocuteurs « modérés » et révérencieux, elle n’a cependant pas plus répondu aux questions que tous les personnels se posent sur la reprise. Tout a été renvoyé au local, à « l’adaptabilité », tandis que la représentante du SNIES-UNSA (qui syndique les personnels infirmiers scolaires !) prétendait que le protocole était beaucoup trop strict, qu’il fallait l’adapter et faire appel au bon sens. Cette notion de « bon sens » a été saisie au bond par la rectrice. Il y a donc un protocole mais on peut en faire un peu ce que l’on veut !
De quoi rassurer les personnels !
Interrogés sur la saisine des CHSCT par les collègues en cas de danger grave et imminent et de droit de retrait, la rectrice comme l’inspecteur santé et sécurité au travail se sont livrés à une interprétation fantaisiste de textes réglementaires qu’ils ne connaissaient manifestement pas, entendant interdire aux membres des CHSCT de se déplacer dans les établissements. Il est indispensable que vous contactiez le CHSCT de votre département dans le cas où le protocole n’est pas appliqué, en écrivant à :

Chsctd-sec-67@ac-strasbourg.fr
Chsctd-sec-68@ac-strasbourg.fr

Pour information, l’administration n’a toujours pas été capable, depuis deux ans, de doter les deux secrétaires des CHSCT départementaux et la secrétaire du CHSCTA d’un téléphone… C’est pourquoi nous vous indiquons une adresse mail.